Cap Festival 2014 – Les Vingt Ans Cap Festival 2014 – Live report | L'Appel Des Tympans

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Published on août 27th, 2014 | by Monsieur T.

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Cap Festival 2014 – Live report

 

Cap Festival 2014 – Les Vingt Ans

Le festival itinérant Cap Festival fête ses 20 ans ! Pour la troisième année consécutive, l’association Boulègue en Lévézou s’installe dans le village du Vibal en Aveyron (12).

Vendredi
Le duo de choc de l’Appel des Tympans arrive sur les lieux dès le vendredi afin de ne rien rater de ce grand week-end.
La tête d’affiche du festival se trouve être « Les Ogres de Barback & La Fanfare Eyo’nlé », cela tombe bien puisque qu’elle joue le soir même. C’est le trio La Chose qui ouvre ce vingtième Cap Festival. Ce groupe de hip hop nous offre un rap sympathique avec de vraies parties instrumentales. Un plus fort appréciable, et la qualité des deux musicos de la bande étant au rendez-vous, nous ne boudons pas notre plaisir. Le premier maîtrise autant la basse que la guitare, qui devient manouche par moment. Le second alterne platine, chœurs ou encore violon. L’un des derniers morceaux mélange clarinette associé à de profondes vibrations de basse. Un cocktail détonant qui fait mouche, puisque le public n’hésite pas à avancer devant la grande scène. Et oui, point de chapiteau cette année ! Dommage pour le côté chaleureux (surtout avec un temps plus que maussade pour ce vendredi soir). L’un des bénévoles nous apprendra plus tard que le public souhaitait pouvoir assister au concert depuis la buvette et que le fait de remplacer le chapiteau par une grande scène permettait d’avoir un meilleur son.

Un site en conséquent plus petit. Un choix surprenant pour une édition fêtant les 20 ans du festival. Quoi qu’il en soit la grande buvette se trouve toujours au milieu du site. L’ancienne petite scène se trouve remplacée par une scène encore plus petite. Probablement une sorte de scène mi-camion mi-roulotte… Le groupe officiant justement sur cette fameuse petite scène se trouve être Macadam Bazar. Un groupe que nous aurons l’occasion de recroiser à de moultes reprises puisqu’il assurera un double set vendredi et samedi.

SONY DSC
22 heures et des poussières, la fanfare Eyo’nlé balance les cuivres dans la fosse. Après cette entrée originale, ce sont les membres des Ogres qui débarquent cette fois sur scène. Le groupe est particulièrement en forme puisque comme nous le rappel Fredo, c’est ce soir un double anniversaire : les 20 ans du Cap Festival et les 20 ans des Ogres de Barback ! Accordéon, trombone, guitare, violon, piano, flûte traversière… les deux frangins et leur jumelle savent tout faire. Ici chacun déploie sa panoplie d’instruments et varie au gré des morceaux. Pour cet anniversaire, la famille a invité la fanfare Eyo’nlé pour la tournée, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’invitation ne se résume pas à quelques minutes d’introduction. La fanfare est bien mise en avant : en ouverture pour lancer le concert, puis de retour à de nombreuses reprises entre deux morceaux et même lors du final, où chacun des membres des Ogres et de la fanfare Eyo’nlé ne font plus qu’un, pour descendre dans la fosse et lancer le top départ du concert de Macadam Bazar. Un bel esprit d’ouverture. Les Ogres aiment partager avec le public et leur musique, qu’elle soit festive ou engagée, a rassasié le public tout du long de ces deux heures de concert.

Repu par ces festivités, j’assiste au second set de Macadam Bazar, avant de regagner le camping où je peux m’endormir sur le son du groupe Naouack…

Samedi
Après une après-midi de farniente sur la plage du Vibal où nous avons pu bronzer, jouer à des jeux en bois ou encore s’initier à la Slackline, nous arrivons sur le site pour HK et les Saltimbanks. Kaddour Hadadi, aka HK, après avoir fait partie du collectif MAP (Ministère des Affaires Populaires), s’est entouré de musiciens variés (accordéon, mandole, guitare, batterie, basse) pour son projet personnel. Si la sincérité et la générosité de l’artiste est indéniable, le tout reste très grand public et nous partons en direction de l’espace partenaire à la rencontre des bénévoles et des artistes présents ce soir en attendant notre dose de rock’n’roll… Une heure et quelques verres plus tard, nous revoilà devant la grande scène pour assouvir notre soif de guitares électriques.

SONY DSCThe Inspector Cluzo sonnera comme la révélation de ce week-end pour ma part. Ce duo atypique avec leur rock 100 % gascon landais et leur franc-parler ont mis le feu au Vibal. « Skip The Use et les Vieilles Charrues en ont pris pour leur grade ». A tort ou à raison, peu leur importe, The Inspector aime chambrer. Pour l’esprit rock, c’est bon, mais musicalement alors ? Et bien oui ! Rythmique efficace, une guitare électrique qui donne envie de headbanguer et surtout une voix haut perché, qui s’aventure, avec une facilité déconcertante, dans les aigus. Le groupe finit dans un joyeux bordel Nirvanesque en jetant la batterie devant la scène. Naâman sera la tête d’affiche suivante, entre deux concerts de Macadam Bazar sur leur roulotte. Mais c’est à 2h du matin que le dernier concert de la soirée débute : Undergang. SONY DSCSous cette étrange pseudonyme, se cache en réalité un seul artiste. Un homme à l’hyperactivité scénique qui n’a d’égal que son sens de l’originalité. « From Dub Step to Post rock », tel est le slogan de l’affiche d’ Undergang. En effet sur scène, l’artiste maîtrise le scratche et n’hésite pas à prendre le micro pour scander ses textes révoltés. Ce qui fait l’originalité de l’homme sur scène réside à sa seule présence. A grand coup de looper, Undergang enregistre ses riffs de guitare pour les repasser en boucle afin de pouvoir changer d’instrument. La guitare et l’électronique s’enchaînent en passant par la batterie. En un seul morceau, plusieurs instruments viennent chacun se superposer pour au final se compiler et former une seule et unique musique. En live, cela envoie du lourd et cela a le mérite de réunir rockeurs et teufeurs dans la fosse. Gros riffs de gratte ou puissants passages dub step. Il y a de quoi faire plaisir aux amateurs de gros son ! Nous finissons sur les rotules mais bien motivés à recommencer le lendemain.

Dimanche
Cette année, notre association 100 % bénévoles a réussi à se dégager suffisamment de temps libre pour rester le dimanche. Pourquoi donc ? Tout simplement pour assister au concert de l’Opium du Peuple !
Mais avant, nous sommes aller nous cultiver l’esprit à la maison créative (que je vous invite fortement à découvrir) et re-farnienter au bord de l’eau toute l’après midi. Après ces durs exercices, nous prenons un dernier apéro au camping alors que les vibrations reggae de Roots Muffin’Job se font sentir. Nous atterrissons sur le site un peu plus tard pour assister au concert des Barbeaux. Musique festive au programme, les cinq saltimbanques prennent du plaisir à jouer sur scène mais mon esprit sature de musique festive… Petite pause dans l’espace partenaire pour saluer les organisateurs et nous retournons devant la grande scène pile à l’heure pour l’Opium du Peuple.

SONY DSCImaginez un groupe de punk reprendre des standards de la variété française ! Oui l’idée peut faire peur et pourtant l’Opium du Peuple vous réconciliera avec la variétoch. Le côté punk du groupe est omniprésent. Par leur musique bien évidemment, les guitares électriques font vibrer les amplis comme rarement sur le Vibal (les voisins auraient même appelé la gendarmerie pour tapage nocturne) et les breaks de batterie sont de la partie. A vrai dire les reprises sont tellement réussies que l’on souhaiterait entendre ces versions là à la radio. Je disais du punk ! Et oui car les membres du groupe sont particulièrement déjantés et nous ont concocté un véritable show rock’n’roll à tendance troisième degré. Entre la tentative de suicide du chanteur sur Capri c’est fini, les Opiumiette qui prennent les musicos en otage pour jouer Johnny fais moi mal ou encore le strip-tease sur Déshabille-moi... il n’y a rien à jeter tellement le spectacle est rythmé. Les photos du festival sont ici et même si rien ne remplace le fait d’être dans le fosse, cela vous donnera quand même un aperçu qui, je l’espère, vous donnera envie d’assister à l’un de leur concert.

Ce 20ème Cap Festival termine les festivités par les locaux des Témoins de Jah’voine. On appréciera la bonne ambiance et la présence des bénévoles sur scène qui peuvent enfin relâcher la pression après trois jours de festival.

Bilan du Cap Festival : après une édition 2013 particulièrement réussie, j’attendais beaucoup de cet anniversaire. Étonnamment, l’impression globale est que Boulègue en Lévézou a préféré faire une édition légèrement moins ambitieuse. Peut-être ont-il craint de ne pouvoir maîtriser un trop gros projet. Si c’est le cas on ne peut que saluer le choix de la raison. On regrettera malgré tout l’absence du chapiteau et la petite scène beaucoup plus petite. En ce qui concerne la programmation, les têtes d’affiches nous ont bien rassasié (Les Ogres de barback, Undergang, Opium du Peuple ou encore Inspector Cluzo). On regrettera le choix du reste de la programmation assez peu éclectique. Malgré ces quelques points négatifs (qui aime bien châtie bien), le Cap Festival reste un festival unique : de par son côté itinérant (que nous découvrirons l’année prochaine), son cadre unique (la plage du lac), son prix raisonnable ou encore par son dimanche soir entièrement gratuit.

Photos du Cap Festival 2014 par l’Appel des Tympans
Site officiel du Cap Festival

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