Chroniques The Midnight Ghost Train - Cypress Ave.

Published on juillet 19th, 2017 | by Monsieur T.

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Chronique The Midnight Ghost Train – Cypress Ave.

Quoi de plus rageant que de voir l’un de ses groupes favoris changer subitement de style ?! Peut être voir l’un de ses groupes favoris enfoncer le clou pour la énième fois consécutive !
Après 3 albums meilleurs les uns que les autres où The Midnight Ghost Train a envoyé des buches en pleines tronches par paquet de 10, voila que nos Américains se remettent en question.
Ce groupe de blues-rock à l’ambiance très stoner est un trio composé de Brandon Burghart aux baguettes, Alfred Jordan à la quatre cordes (depuis peu) et enfin du charismatique Steve Moss à la guitare et au chant. Cet espèce d’ours mal léché, à la voix goudronneuse à souhait, se paie le luxe d’être un leader hors pair. Que cela soit sur album, où il illumine les compos de son jeu de guitare impressionnant par ses riffs monstrueux et inventifs, ou par sa présence scénique. Car tel un prêtre, le monsieur invoque littéralement le public par sa gestuelle et ses mimiques. On ne ressort pas indemne d’un de leurs concerts. C’est un train, bien physique celui là, qui vous aplatit.

Cypress Ave, le 4ème LP studio commence par une ballade où la voix du bougre vous tiendra en haleine. Cela n’est que pour mieux vous prendre à revers sur Red Eyed Junkie Queen, qui sera le titre le plus reconnaissable de l’ancien The Midnight Ghost Train. S’en suivront quelques titres à mi-chemin qui préfigure de ce vers quoi le groupe se tournera peut être plus tard (Gleen’s Promise, Bury Me Deep ou encore dans une mondre mesure The Watcher Nest). Le nombre de titres « calmes » est assez impressionnant tel Break My Love qui n’est autre qu’un duo voix/percussion.
Lemon Trees reste dans la ballade, mais sans verser dans le minimalisme puisqu’on y retrouve les instruments traditionnels du trio (sans la fuzz et les solos auxquels nous sommes habitués malgré une montée toute en tension subtilement amenée). Le morceau ovni de cet album restera à n’en pas douter The Boogie Down, qui est tout simplement comme son nom le laisse figurer un morceau de jazz. Ce morceaux comportant son lot de cuivre est aussi l’occasion d’un nouvel invité, Sonny Cheeba qui vient ici poser son flow hip hop. Une parenthèse originale dans ce disque décidément bien surprenant. Si vous n’avez pas adhéré à l’ambiance apaisante et aérée des nouveaux morceaux ce n’est pas le trio final qui vous réconciliera , tant ceux là sont une synthèse de l’ambiance générale. Black Waze reste une bonne ballade (de plus), The Echo reprend l’ambiance de Lemon Trees et I Can’t Let You Go nous refait le coup de la chanson minimaliste avec cette fois quelques riffs de guitare salvateurs.

Cypress Ave a le mérite de l’originalité. Si notre besoin vital de gros son à base de fuzz vibrant nous laisse assurément sur notre faim, le disque a ses qualités indéniables. Des ballades qui les sortent de leurs sentiers balisés (bien qu’en nombre relativement importante), la voix de Steve Moss mise plus en avant que jamais et quelques futurs classiques (Tonight, Red Eyes Junkie Queen ou encore Lemon Trees). Cet album ne sera certainement  pas le disque ultime de The Midnight Ghost Train tant l’ambiance y est différente, mais ces nouveaux morceaux bien agencés dans leur setlist habituelle pourrait bien amener un vent de fraicheur dans leurs concerts (entre deux buches) et pourquoi pas, leur faire passer un cap. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.

themidnightghosttrain.com
facebook.com/themidnightghosttrain

The Midnight Ghost Train – Cypress Ave.
Napalm Records
Sortie : 28 Juillet 2017

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