Chroniques

Published on avril 7th, 2014 | by Jo

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Havenless – Architecture of Plague EP

Ouvrez un nouvel onglet et commencez dès maintenant à écouter : Havenless (http://www.reverbnation.com/havenless/songs) Mais que se passe-t-il à l’intérieur de nos oreilles ? Du metal ? Oui, mais pas n’importe quel metal ! Non monsieur, le death metal progressif d’Havenless. Le trio s’est formé il y a de ça deux petites années dans la petite ville de Toulouse.
J’ai eu le plaisir de faire leur connaissance à l’occasion d’un concert à Albi. J’avais d’ailleurs à cette occasion soumis au groupe la possibilité d’écrire une chronique, sans réelle conviction à ce moment-là. Après quelques verres les promesses vont bon train. Mais après l’achat et l’écoute répétée de l’EP Architecture of Plague, la vague promesse s’est transformée en conviction. Il fallait écrire sur Havenless.

Alors par où commencer ? Que dire d’Havenless ? Avec un simple EP de trois titres (et une piste d’intro !) derrière eux, les progueux d’Havenless n’en sont qu’à leurs débuts. Mais mieux vaut vous donner un avant-goût avant la sortie du disque, prévue pour la fin de l’année, si je ne m’abuse.

Parlons de cet EP ! Trois titres, certes, mais quand on parle de metal prog cela veut dire une petite demi-heure de musique. Cela rime avec de multiples changements de mesures, des dizaines de rifts, des soli inspirés dans tous les sens, et des changements d’ambiances improbables à répétition. Le trio commence sur les chapeaux de roues avec Restricted, un titre puissant aux rifts entraînants. Ça pourrait s’arrêter là, mais en prog il ne faut jamais compter là-dessus. Le titre se teinte vite d’un psychédélisme obscur lorsque les guitares rythmiques laissent place aux guitares folk. Et après un solo déchirant c’est reparti, la double se remet au travail. Les rifts et les mesures se décomposent en une ambiance malsaine dévorante. Et le morceau se termine avec une démonstration de force de la part de batteur soutenant un rythme diluvien. On reprend sa respiration, mais ça ne s’arrête pas là.
Souvenez de votre jeunesse (on sait jamais) à écouter des albums des Floyd. C’est ici la même chose. Les titres ne sont que les chapitres d’un l’album. Et c’est dans une ambiance embrumée que commence In the wake of the phantom’s plague. Les toulousains nous assènent une suite de rifts dont un d’entre eux me fait penser à Rockin’ in the Free World de notre ami Neil Young. Une référence cachée ou une simple extrapolation de ma part. J’espère que certains ressentiront la même chose. Mais trêve d’extrapolation car la suite du morceau est le moment fort de cet EP, c’est l’occasion d’un passage instrumental nous permettant d’apprécier dans leurs particularités tous les instrumentistes. Un batteur sachant se faire subtil quand il le faut, un bassiste mélodiste et un guitariste au pédalier bien rempli. Le morceau se poursuit comme on les aime tant, dans un déchaînement de growl sans demi-mesure. La fin du morceau sera l’occasion d’un arpège aux allures Opethiennes. On se rappelle la fin de Burden, le single de Watershed. C’est avec Inherit the dark, que l’EP se termine. Rien que le titre du morceau fait froid dans le dos. Le trio monte le tempo à l’occasion de la première moitié de ce dernier titre. Une suite de rifts de très bonne facture, qui confirme le sentiment qui émanait du début de l’EP. Le sentiment d’avoir affaire à quelque chose de très prometteur. La seconde moitié instrumentale d’Inherit the Dark nous plonge dans les profondeurs abyssales de l’obscurité. Rien de plus à dire, maintenant il ne vous reste plus qu’à écouter !

Voilà ce que nous réserve Havenless, un death metal prog puisant sa force au sein des ténèbres. Après tout, c’est pour ça que l’on écoute du metal. Les promesses sont faites. On attend la sortie de l’album pour les voir se concrétiser. On croise les doigts, mais cela ne devrait pas trop poser de problèmes. Tous les moyens sont là. Toutes les composantes d’un bon album de metal sont là, sur cet EP. Certes, il y a parfois quelques déséquilibres entre les rifts, parfois un manque de précision dans les parties solos. Un peu de tout ça doit d’ailleurs être mis sur le compte d’un enregistrement rapide. La qualité sera un cran au dessus pour l’album. En attendant, vous pouvez toujours retrouver les Havenless sur les routes. On m’informe d’ailleurs qu’ils jouent au Secret Place à Montpellier le 19 Avril. Pour plus amples informations vous pouvez vous diriger vers le face de bouc du trio ici (https://fr-fr.facebook.com/pages/Havenless/368465453215022)

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