Chroniques

Published on janvier 21st, 2017 | by Jo

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In the passing light of day (2017) de Pain of Salvation

Pain of Salvation et son charismatique leader Daniel Gildenlöw reviennent enfin après une inhabituellement longue absence. L’album de reprises acoustiques Falling Home date de 2014 et les deux albums du diptyque Road Salt remontent à 2010 et 2011. Malgré tout, pas de souci à se faire, Pain of Salvation revient plus fort que jamais !
Si l’on se permet de ne pas compter Falling Home (la seule piste originale de l’album était la chanson finale éponyme) il s’agit du premier album depuis le départ du guitariste Johan Hallgren et du claviériste Fredrik Hemansson. Pas de souci à se faire de ce côté-là non plus car on retrouve sans l’ombre d’un doute la patte singulière des suédois tout au long de l’album (d’une durée honorable dépassant les 70 minutes). Pain of Salvation parvient à nous offrir un condensé de ce qu’ils font de mieux. Le groupe n’est pas connu pour faire dans la simplicité et l’illustre ici à merveille en naviguant entre davantage de styles et rythmiques différentes que de pistes dans l’album (les trois pistes dépassant les 9 minutes n’y sont bien évidemment pas pour rien).
Tout en parvenant à garder un ensemble cohérent, l’album réconcilie avec la puissance singulière des débuts, l’émotion des albums suivants et le blues vintage expérimental de Road Salt. Certains passages rappelleront sans mal de vieilles compositions comme Stress.
Toutes les pistes ne sont pas du même calibre, bien entendu, mais rien ne dénote à l’ensemble et l’album nous promène sans la moindre faiblesse vers des émotions et atmosphères diverses et complémentaires. De l’apaisante Silent Gold nous nous retrouvons plongés au milieu de l’inquiétante et ambiguë Full Throttle Tribe. Le second single de l’album, Reasons, est peut-être l’apogée, en terme d’explorations rythmiques, de l’album (ce n’est pas le cas du clip qui est malheureusement  médiocre en comparaison avec celui de Meaningless). Pas besoin d’énumérer toutes les chansons avant de vous le dire, In the Passing Light of Day est un album-concept comme sait les faire Daniel Gildenlöw. Il renoue avec toute la dimension progressive du groupe sans trahir les acquis du diptyque Road Salt.
La plume de Gildenlöw est toujours la même, subtile et efficace. En résumé, l’album est une sorte de synthèse éclairée du trajet parcouru en 20 ans depuis Entropia. Ceux qui veulent plonger plus en profondeur dans In the Passing Light of Day trouveront des informations indispensables à la juste appréciation du sens de ses paroles dans l’interview (en anglais et en français) à l’adresse des liens ci-dessous.

interview de Daniel Gildenlöw (en)
interview de Daniel Gildenlöw (fr)

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