Reportages

Published on avril 21st, 2017 | by Milo

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Roadburn 2017 – Jour 1 – Comme à la maison

Après une semaine de vacances amstellodamoises, nous voici enfin arrivés à Tilbourg. Fraichement installés dans notre palace, nous prenons la direction du temple du doom et du métal expérimental.

Le Roadburn Festival s’articule autour de cinq salles. L’accès se fait par une rue qui semble privatisée pour l’occasion. Le 013 contient la Mainstage ainsi que la Green Room. En face se situe le Het Patronaat, une ancienne église reconvertie en salle de concert à l’étage et en café restaurant au rez-de-chaussé, salle sur laquelle nous jetons notre dévolu pour commencer notre quête du gras !

Wrecth, un son doom bien heavy rappelant les grandes heures de Black Sabbath. Un chanteur aux allures de guerrier avec une petite barbe tressée et une voix arrachée. Le groupe a l’honneur de démarrer les festivités de ce premier jour. Nous quittons ensuite la Het Patronaat pour  rentrer dans la complexe O13. Nous nous dirigeons vers la fosse de la grande Mainstage pour la fin de Crippled Black Phoenix. Les 3 guitares du groupe ne sont pas là pour faire de la figuration et leur post rock, envoutant à souhait, semble faire son effet sur les festivaliers.

Le concert à peine fini, retour à l’église pour écouter Those Poor Bastards. Ici, le chanteur est tel un révérant à la messe, la Het Patronaat est parfaite ! Le duo dans un folk pêchu nous compte des histoires assez glauques, tantôt teintées de vieux rock, tantôt tirant davantage sur des chansons punko-irlandaises. Avec un charisme impressionnant et un regard transperçant, le leader s’impose facilement et remporte l’adhésion de son audience. Imaginez un mix entre Jack White pour la partie vocale et le physique du pingouin de la série Gotham !

Nous enchainons avec la fin de Subrosa, un groupe de doom muni de deux violons qui nous transporte dans un autre univers à travers de petites touches de folk et des images post-apocalyptiques. Nous prenons ensuite notre première vraie pause, direction la bière !

Les loups sont dans la place ! Wolves In The Throne Room fait du black. Mais du black atmosphérique tel un Regarde les hommes tomber pour les amateurs de la scène française. Leur musique est prenante, tantôt elle nous caresse dans le sens du poil tantôt elle nous met des coups de pieds aux fesses. De plus, nous nous perdons dans leur jeu de lumières à tel point que nous arrivons à la fin du concert sans avoir vu le temps passer.

Coven roadburnL’un des concerts le plus attendu du festival est le show exclusif de Coven. Groupe culte, premier groupe aux orientations sataniste au monde, ils nous font l’honneur de se reformer pour un soir et c’est ici, au Roadburn. Sur scène la chanteuse se réveille de son cercueil pour entamer une messe noire. Le son est heavy, un poil retro tel les premiers Black Sab. La voix de la chanteuse semble sortir des années 70 et le guitariste soliste met tout le monde d’accord en balançant des riffs monstrueux et des solos imparables.

Le boucher du Roadburn est sur scène et il s’appelle Scissorfight. Place à du stoner sudiste. Mettez Lynyrd Skynyrd dans un désert pendant 3 semaines et laissez leur du whisky pour se désaltérer, vous obtiendrez le groupe avec le son le plus crade du Roadburn et c’est bon ! Le chanteur, véritable ours mal léché, n’hésite pas à sauter dans la fosse pour provoquer des pogos et faire voler le public. Une musique énergétique avec un batteur fou, qui au prix d’une grosse caisse à su réveiller toute la salle. Comme dirait le chanteur, “I wouldn’t let this guy fuck my wife*”, ce qui illustre bien l’esprit du groupe et l’ambiance du concert  (*je ne laisserais pas ce type baiser ma femme). Bref, une bonne claque dans nos tronches.

Dernier concert de la journée, nous décidons d’enfoncer le clou avec Bongzilla sur la Mainstage. Le message est clair : LÉGALISATION ! Tous les visuels du groupe tournent autour de la célèbre plante, les vidéos projetées en live, les lumières (toujours) vertes et la fumée omniprésente qui envahie le batteur. Le son est bien entendu gras, lourd et épais (oui tout ça à la fois) ce qui ravi ses fans, venus en masse. Nous qui avions loupé le musée de la Marijuana d’Amsterdam, nous avons ainsi pu bénéficier d’une petite mise à jour d’une heure sur l’histoire de la pénalisation et de la fume, tout simplement. (Vous saviez qu’on pouvait tirer des bangs avec des canons à fusils durant la guerre du Vietnam ?).

Ainsi s’achève notre première journée dans ce Roadburn Fest, il est temps pour nous de rentrer à notre  maison afin de profiter d’une nuit bien reposante, la journée de demain devait être tout aussi épique !

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