Chroniques

Published on mars 17th, 2014 | by Milo

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Skip The Use – Little Armageddon

skip-the-use-little-armageddon-coverQuand on m’a proposé de chroniquer le nouvel album de Skip The Use je n’ai pas hésité, j’ai sauté sur l’occasion pour essayer de mieux connaître les lillois qui reviennent en 2014 avec leur nouvel opus Little Armagedon enregistré en Angleterre.
Alors oui Skip The Use je connaissais déjà, à la sortie de Can Be Late j’avais écouté quelques morceaux et en avais entendu plusieurs fois en soirée mais je n’avais jamais approfondi le sujet.

Petit rappel des faits

Skip The Use est un groupe originaire de Ronchin dans la banlieue lilloise composé de 5 des anciens membres du groupe punk Carving. Après une victoire de la musique en 2013 et une tournée de 4 ans a l’issue de laquelle ils rentrent en studio à Londres quelques mois après pour en sortir ce nouvel opus.

Un petit Armageddon

Qu’en est- il alors du Little Armageddon promis par le groupe ? Et bien ce nouvel opus nous embarque dès les premières secondes sur un morceau tinté de garage punk et de sons british sortant des seventies (Second To None) sur lequel la basse se consomme avec allégresse. Enchainement direct avec le très énergique 30 Years. Nameless World qui nous replonge dans l’album précédent mais propose également un mélange de sonorités rocks et funk. Un bon mélange qui fait découvrir une nouvelle facette de Skip The Use. The Taste nous permet de faire un petit break disco dans ce début d’Armageddon.
Retour des riffs sur Birds Are Born To Fly qui démontre encore une fois la faculté du groupe à écrire des mélodies entêtantes. The Wrong Man reprend le mélange des genres découvert sur Nameless World. Mélange très habilement utilisé, le changement de style se faisant vraiment sans que l’on ne s’en rende compte.

Vient le fameux The Story Of Gods And Men qui au premier abord m’a fait penser à un morceau de Coldplay. Ce titre reste dans la veine de ce qu’a pu faire Skip The use sur l’album Can Be Late, un morceau plus orienté électro-pop.
Vient enfin le moment annoncé du Little Armageddon. Ce titre nous démontre la capacité du groupe à alterner les styles rock, punk et funk. Un son plus heavy se fait ressentir, l’ajout de chœurs en fin des refrains ne laisse pas indifférent et sonne comme un rappel de Ghost.

Pour continuer la ballade, on enchaine avec l’énergique Gone Away qui reste dans la même veine un morceau qui ne manquera pas d’éveiller le souvenir de Kurt Kobain chez certains. Mention spéciale sur le titre suivant : Etre heureux. Il nous démontre que Mat Bastard peut aussi bien composer en français. Une balade qui délivre un texte tellement fort que le morceau donne l’impression que Mat s’est senti obligé de le composer dans la langue de Molière. Il est seulement dommage que le seul titre en français dans l’album ne reprenne pas les rythmes qui ont fait la réputation du groupe.

Reprise des sonorités chères à Skip The Use sur Lust Fo You enchainant les passages électro pop, les mélodies entêtantes mais on peut y ressentir des influences british ,disco, funk et électro qui ne doivent pas être étrangères au fait que l’album a été enregistré à Londres. On conclue sur We are Bastards qui sonne comme un retour aux sources. Un bon morceau tinté de punk avec une guitare bien grasse au début du morceau et qui tient le riff. Un morceau respirant (voir transpirant) le foutoir tout en étant très précis.

Alors que penser de ce nouvel album ? L’Armageddon promis est il au rendez vous ?

Je pense que le groupe a su confirmer qu’il est bel et bien un groupe de rock tout en produisant des morceaux plus électro-pop. Le son est plus léché et la voix mieux posée. Peut être du à une influence british ? En tout cas, j’en retiendrai une bonne plongée dans l’univers de Skip The Use. Et même si ce n’est pas forcément le genre de sons que j’écoute habituellement, j’ai été agréablement surpris et Little Armageddon a fait son petit effet sur moi (j’ai d’ailleurs écouté l’album une bonne trentaine de fois depuis que je l’ai reçu le jour de la sortie).

Mention spéciale pour le clip de Nameless World animé et réalisé par Arthur de Pins auteur de la BD Zombillénium. Pour résumer, le groupe sillonne les routes du nord afin de se rendre à un concert (ou festival ?) suite à un contrat signé avec un patron de maison de disque ressemblant fortement à Pascal Nègre (ndlr : le patron d’Universal) qui est en fait le diable… je vous laisse vous régaler avec le clip.

Artiste : Skip The Use
Album : Little Armageddon
Date de sortie : 24 février 2014
Style : Electro-Pop/Rock arrosé à la bière
7/10

Plus d’infos : www.skiptheusemusic.com

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