Chroniques

Published on juin 29th, 2013 | by Monsieur T.

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SUBSONIC : Apocalypse Circus

21 Décembre 2012. Une bande de Mayas, qui n’en demandaient pas tant, nous annonce la fin du monde. Ni plus ni moins. Force est de constater que nous sommes toujours là. Alors quoi ? Simple erreur de calcul ? Et pourtant l’Apocalypse est bien arrivée ! L’Apocalypse Circus ! Le 21 décembre 2012, une date symbolique, judicieusement choisi par le trio rennais pour balancer leur nouvel opus.

La couverture de l’album, d’un rouge digne de l’apocalypse, nous annonce la couleur. Tantôt rock, voir métal, avec des influences verbales hip-hop pour le phrasé de certains morceaux. Sans oublier quelques balades (parce que oui ! Sous sur leur carapace de gros dur il y a quand même une touche de douceur acoustique). Pour en savoir plus sur tout ce cirque… continuez de lire !

Hostile : une intro planante qui se fait très vite renverser par une batterie bien rythmée. Le morceau est parti, les rifts se lâchent et le chanteur/bassiste nous crache à la figure ses textes engagés. Une critique de notre société de consommation qui n’a jamais été autant d’actualité. Textes soignés et chant maîtrisé. Un titre très efficace qu’il me tarde de découvrir en live.

Subsonic passe la seconde sans caler, Atomik circus enchaîne sur la même formule sans fausse note. A noter que le chant est parfaitement clair. Les textes sont chantés et cela est plus qu’appréciable. On est loin d’un metalleux qui fait péter ses cordes vocales. La voix rockeuse de Pierre Parys, sans attendre la puissance d’un Reuno (Lofofora, l’une des première influence à l’écoute) est largement assez puissante pour vous donner l’envie de pogoter.

Les sirènes de police s’enclenchent et c’est le Babylone Pogo qui commence tel un vieux titre des Sex Pistols avec sa rythmique envoûtante. Une impression qui s’arrête au refrain qui vous fera bondir comme un damné…

Après tout ce remue ménage, il est tant de se poser pour apprécier pleinement la première balade de l’album: Orange mécanik. Il est clair que débarrassé de leur saturation électrique Subsonic est toujours convaincant. Loin du rock du début de l’album, cette piste est un bonheur qui vous enverra loin. Une rythmique entraînante, en grande partie grâce à la gratte de Frédéric Vogel qui nous montre la diversité de sa technique.

L’entracte terminée, l’apocalypse peut reprendre. Agressif est du même calibre que Hostile : EFFICACE ! Le genre de titre où l’on sens chacun des membres prendre son pied dessus. Solo complètement barré à la Rage Against The Machine à noter !

Vitesse de croisière en route, Subsonic enchaîne avec No Way. Malgré un titre anglophone on reste sur des paroles en français (comme tout l’album, ce qui est assez rare de nos jours chez la plupart de nos chers compatriotes). Le texte est une fois de plus engagé. Subsonic est un groupe indépendant. S’ils ont vendu leur âme ce n’est pas à une major mais au Diable, le seul le vrai, celui qui ne fait pas de concessions !

Asocial est le titre le plus original de la fournée. Le couplet aux influences rap (dans le bon sens du terme) apporte une fraîcheur toute particulière. Couplet calme … refrain violent ! Non ce n’est pas du grunge mais cela n’empêche pas le combo nantais d’enfoncer le clou sur le refrain qui délivre toute la puissance dont ils sont capables.

Une balade de plus avec Que la bête meure mais pourquoi la bouder puisque la qualité est encore là. Avec un chanteur passionné qui nous emporte loin, Que la bête meure se fond parfaitement avec la piste suivante. Une fusion parfaite avec Magma, purement instrumentale. Tempo lent, basse lourde tout comme la batterie de David Rouillard. Reste la guitare de Frédéric Vogel une fois de plus inspirée.
Dans un appel au soulèvement contre l’ordre établi, Violence réactive conclut la galette du troisième album de Subsonic avec une hargne qui ne faibli pas. Le message est lancé.

Le disque est diablement engagé contre la mondialisation. Un choix assumé de bout en bout par le groupe. À mi-chemin entre le rock et le métal, Subsonic livre des compos des plus efficaces servies par des textes travaillés. Alors pourquoi s’en priver ?
L’album est disponible en version digipack sur le site officiel du groupe au petit prix de 12 € (frais de port inclus). Un investissement qui mérite le détour au vue de la qualité. Les paroles des chansons accompagnées de nombreuses photos viennent illustrer le livret.

Vous voulez une raison de plus ? Le groupe est en ce moment sur la route pour défendre leur travail. Pour les habitants du Sud, sachez que le groupe jouera lors du festival Villaud’Rock le 29 juin (http://rockinpais.wifeo.com), un festival gratuit (et oui !) à 20 minutes de Toulouse.

Enjoy !

Plus d’infos sur Subsonic : www.subsonic-music.com | www.facebook.com/rock.subsonic
Apocalypse Circus est disponible en version numérique sur iTunes et sur Spotify

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