Reportages

Published on août 23rd, 2014 | by Monsieur T.

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Xtreme Fest 2014 – Live report jour 2

Samedi 2 août

La suite du programme se trouve être particulièrement copieuse. Cette fois-ci nous débarquons sur le site pour 14h15 afin de voir l’un des deux gagnants du tremplin organisé par l’Xtreme Fest : Smashed.
Cette journée s’ouvre une nouvelle fois sur la X Stage avec ce jeune groupe qu’on pourrait qualifier de Trash Brutal ou de Brutal Trash. Choisissez votre camp, je ne m’en offusquerai pas. Alors certes, j’ai trouvé le groupe assez statique niveau jeu de scène, certes il n’y pas de bassiste sur scène, certes les deux guitaristes ont l’air de jouer exactement la même chose et encore certes le chanteur a les cheveux frisés mais est-ce une raison pour bouder son plaisir. Nada bien entendu, puisque ce groupe mérite le détour pour sa rythmique qui défonce et son chant particulièrement guttural.
Les groupes de punk gueulent parfois pour le plaisir. Ce n’est pas le cas de Woodwork. Sous leurs allures de minots, les Toulousains se sont avérés être le groupe le plus engagé de toute la programmation. Ce groupe de punk, une fois de plus Hardcore, n’hésite pas écrire des chansons militantes et pour le coup, pas mal de cause y passent. Les textes dénoncent la condition des animaux, le viol et la crise israelo-palestinienne. Le groupe a même été jusqu’à enregistrer un split EP dont les bénéfices seront reversés à une association s’occupant de cette dernière cause.
3_Smoke Deluxe XStage (29)_resultatRetour sur la X Stage et ce n’est pas Straightaway qui prend place mais Smoke Deluxe qui revient mettre le feu au parc des expositions. Le groupe programmé ayant déclaré forfait, notre sympathique bande de tatoués reprend du service. J’ai eu beau revoir le même show que la veille, le simple fait de le voir sur une grande scène apporte une dimension supérieure à leur musique. Leur rock n’ roll à tendance heavy voir même stoner, pour le coté fun à la Red Fang, est toujours aussi efficace. Le groupe est d’ailleurs en train d’enregistrer un second album dont nous avons eu un aperçu.

Sur la Main Stage j’aperçois Black Knives qui chauffe les planches du Scénith alors que je me rend à la conférence de presse des Sheriff (qui sera bientôt en ligne). Retour au festival pour Authority 0 sur la grande scène extérieure, et dès mon arrivée, ça part assez mal. Le chanteur prend sa guitare acoustique et de multiples problèmes de micro provoquent des coupures de son. Malgré ce problème persistant, le groupe assure les morceaux. Esprit punk par excellence. Il est d’ailleurs appréciable de voir que même avec une programmation essentiellement extrême, les organisateurs arrivent à varier les styles. Ici c’est un mélange de Punk et de Ska. Original et réussi, le chanteur nous gratifiera même de quelques ballades en solo.
Angelus Apatrida, non ce n’est pas du rock chrétien! Mais simplement l’un des fleurons du trash espagnol. Ça joue fort, ça joue vite et surtout ça joue bien. On appréciera particulièrement la guitariste plâtré jusqu’au genou qui se lèvera pour le solo final. La classe !
5_Berri Txarrak  (5)Berry Txarrak, c’est le genre de formation qui donne tout son sens en live. Le trio délivre ici un punk rock énergique chanté en basque. Mélange original qui ravira les festivaliers à moins que ce ne soit leur énergie scénique qui fasse la différence. Un bassiste qui fait racler le manche de son instrument sur les amplis, un guitariste assurant ses riffs la tête à l’envers… il n’en fallait pas plus pour gagner l’adhésion du public.

Alors que je savoure les douces mélodies du brutal death metal de Suffucation, je me rend compte que la personne à qui j’ai emprunté du feu quelques temps auparavant n’est autre que leur guitariste, ce qui me fait sourire. Les membres du groupes, eux en revanche, ne sont pas là pour rigoler et le prouvent. Le frontman, chanteur de son état, fait le show et occupe la scène de son charisme. Les autres membres étant trop occupés à headbanguer.
N’étant pas fan de hardcore mélodique je passe mon chemin pour A Wilhelm Scream que je regarde au loin. 21h15 pétante, le groupe n’a pas encore achevé son dernier morceau que le concert de la Zguen Stage commence…
Justin(e) c’était un peu la tête d’affiche de la Zguen Stage. Et quand je dis un peu, je veux dire un peu beaucoup. L’affluence est telle que le groupe aurait pu jouer sur la X stage sans démériter. Peu de groupes français ont chanté dans leur langue natale, mais Justin(e), c’est un peu de la chanson punk! Le chanteur a l’esprit rock n’ roll, à moins que ce ne soit punk, bref je m’y perd Une chose est sûr : il a enchaîné les blondes, que ce soit en les fumant ou en les buvant. Une demi-heure c’est court et la foule pousse pour arriver à être devant la petite scène. Dommage pour la sécu, les crash barrières n’ont pas été prévues sur la Zguen Stage et nos chers amis doivent tenir les barrières à bout de bras pendant tout le concert.

Retour au hardcore mais cette fois ci on enlève le côté mélodique pour le remplacer par une bonne dose de prog particulièrement bien dosé. Ce qui m’a le plus marqué avec Converge, c’est l’ambiance de la fosse. La Main Stage était bien remplie mais étonnement calme par rapport à d’autres groupes du même calibre. La raison est simple, le public a vraiment écouté la musique. Converge c’est bourrin mais pas tout le temps, on a ici à faire à une sorte de transe hardcore, comme si les screams du chanteur en alternance avec ceux du guitariste nous happaient pour ne plus nous relâcher. Un groupe unique et bien que leur musique version album puisse avoir l’air de partir dans tous les sens, c’est (une fois de plus) en concert que leur son prend tout son sens.

La soirée fut encore longue, NOFX, malgré son statut de groupe de punk légendaire ne m’a pas particulièrement emballé personnellement, même si j’ai beaucoup apprécié leur attitude désinvolte. Voir un groupe acclamé sur scène avant même son arrivé, puis se dernier se pointer l’air de rien et discuter pendant 5 minutes en buvant des bières, avant de balancer le premier morceaux, ça j’ai adoré ! Musicalement parlant beaucoup moins, mais je n’ai jamais été un grand admirateur de NOFX.
La suite (ou plutôt le final de cette journée) fut Red Fang. Le groupe de stoner du moment n’a pas failli à sa réputation. Leur musique efficace, jovial et percutante a mis le public d’accord et ce n’était pas gagné d’avance, car programmer un groupe de stoner dans un festoch essentiellement punk hardcore, il fallait oser. Pari réussi!
Le groupe est à l’aise et n’hésite pas à blaguer :
Singer : Do you like swimming ?
Everyone : Yeah !
Singer : Good !!! this song has absolutely nothing to do with it !

Le son de la X Stage n’aura jamais paru aussi énorme. Red Fang est assurément un très grand groupe par la puissance de leur musique et le charisme naturel de ses membres. A entendre les hurlements de la fosse je ne suis pas le seul à penser qu’ils sont aussi bon en concert que leur clips sont déjantés ! Profitant de son heure de passage, Red Fang n’hésite pas à revenir pour un ultime rappel après l’heure.
11 Red Fang (2)
Une deuxième grosse journée de l’Xtreme Fest qui se termine donc en beauté. On en redemande, mais fort heureusement, il nous reste une dernière journée …

Photos Xtreme Fest 2014
Page facebook de l’Xtreme Fest
Site web de l’Xtreme Fest
Ste web de l’association Pollux

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