Reportages

Published on juillet 30th, 2015 | by Jo

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Xtreme Fest 2015 – Live Report Jour 2

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Lac Cap’Découverte

  C’est du lourd qui est prévu pour aujourd’hui également à l’Xtremefest. Et ça tombe bien, car on ne demande que ça. Après une première journée réussie on ne peut qu’en demander davantage. Mais avant toute chose, il ne faut pas se laisser abattre par la violente canicule qui frappe le camping. Direction Cap Découverte, un petit tour de télé-siège, et exactement 8 minutes plus tard, nous sommes en plein milieu de la base de loisir. Petite aprem relax au bord du lac, avec le spectacle de quelques métalleux au loin, s’exerçant aux circle-pits aquatiques. Rien ne pouvait être plus magique pour commencer cette journée!Psykup

Enfin, c’est pas tout ça, mais le temps passe vite à glander au bord du lac. Voilà qu’on se dépêche de remonter, à peine un petit tour sur la scène off et il est déjà l’heure de se rendre à la EMP Stage. Après une performance très courte de Adrenalized, à peine plus d’une demi-heure, timing oblige, il est temps d’assister à l’un des concerts les plus prometteurs de la journée, Psykup, fraîchement reformé. Pas besoin de connaître le groupe au préalable pour être agréablement surpris par leur jeu de scène énergique. MiLKa électrise l’audience. Le quintet prend même le temps de lancer quelques piques à Dave Grohl et à son trône de fer. Ils ont même construit leur propre trône, point de manches de guitares comme décorations, mais des manches à balais, on fait avec les moyens du bord. Le show est excellent. Patience! Il y a fort à parier que leur set se renouvellera bientôt avec l’appui d’un nouvel album.

Les Iron Reagan sont en pleine forme et régalent un public ultra motivé. Le set dépasse les attentes. Comme quoi, il ne faut jamais s’arrêter sur les enregistrements studios. Pour l’occasion, la puissance scénique qui se dégage était absente sur CD. Les concerts auxquels on se surprend à rester jusqu’au bout sont les meilleurs, pas vrai. Alors, chapeau bas, les Iron Reagan, comme quoi il faut pas s’arrêter au nom du groupe non plus.

Décidément, difficile de suivre la cadence, et après avoir seulement vu de loin les Dirty Rotten Imbeciles (ils jouaient sur la EMP Stage juste avec Iron Reagan), c’est au tour de 7 Seconds de passer eux aussi à la trappe. Ce Xtreme Fest 2015 est un véritable marathon, pas le droit au moindre instant de faiblesse. Les deux scènes s’enchaînent avec une efficacité implacable. Pas une minute de répit, et c’est tant mieux. Certains groupes trop motivés jouent même encore alors que le groupe suivant a déjà commencé. Mais c’est tout à l’honneur de l’orga du fest de permettre aux musiciens de faire durer le plaisir, autant le leur que celui du public, d’ailleurs.

Cannibal Corpse

Cannibal Corpse

Allez, faudrait pas tout rater non plus, en position pour Cannibal Corpse. Ça va être bien dégueulasse, on pourrait même bien rigoler. Sur ce premier point, le groupe ne fait pas défaut. Le concert n’a pas encore commencé que l’humeur est bagarreuse, l’ingé-son du groupe manque de se retrouver à jouer des poings avec une sécurité de mauvaise humeur. Heureusement, les lumières s’éteignent et le show peut démarrer. C’est la guerre dans le photo-pit, il faut jouer des coudes pour se trouver une place et éviter du mieux qu’on peut les postillons du groupe. Que dire de plus de ce groupe? Ça headbangue sur scène, ça pogote dans le pit, un mélange de décibels diverses et variées résonnent dans la salle, la grosse caisse ne s’arrête plus. Enfin, c’était marrant mais on a pas compris grand chose. Ça fait presque du bien quand ça s’arrête. En résumé, une tête d’affiche un peu décevante. Après, quand on adhère pas à cette musique sur CD, impossible de s’y plonger en live, j’imagine.

Allez, c’est au tour de la EMP Stage. Car, vers cette heure-là, la tendance s’inverse, c’est la fournaise en X Stage et la fraîcheur s’installe sur la scène extérieur. C’est parti pour The Exploited! Difficile de ne jamais avoir entendu parler de cette formation culte. Un peu de punk simple et efficace ça fait du bien! La performance de The Exploited est propre et agréable bien que sans réelles surprises. Ça fait l’effet d’un petit temps de repos après Cannibal Corpse, c’est peut-être pas ce qu’on attendait d’une telle pointure du punk, mais pour un néophyte du genre comme moi, c’est pas désagréable. La crête en plastique de Wattie Buchan ne fait pas illusion, c’est bien dommage, mais à la fois, ça a peut-être quelque chose de punk, non? Ce dernier essuie tellement de problèmes de micros avec le sourire qu’on lui pardonne les défauts capillaires.

Ah voilà! C’est le moment festif de la soirée: Ensiferum. On m’annonce qu’il s’agit d’un groupe de folk-metal (du viking-metal pour être exact). Quelque part, le nom du groupe aurait du me mettre la puce à l’oreille. L’heure est avancée, et on va pas se mentir, il y a un moment dans la soirée à partir duquel on arrête de compter les pintes (surtout qu’ici c’est la 8,6 qui coule à flots), et bien en ce samedi soir, ce moment est passé depuis longtemps. Malgré tout, quelques souvenirs de ce concert ne peuvent pas finir noyés dans l’abus de bière. Par exemple, le plus talentueux surfeur de slammeur jamais vu. Le mec a tenu en équilibre pendant plus de 30 secondes sur le dos de son collègue slammeur. Un roadie du groupe s’est même précipité sur la scène pour immortaliser l’instant. C’est pas souvent qu’un groupe est ébahi par ce qui se passe dans la fosse, c’était le cas ce soir-là.

Camping (5)

Camion-canette 8,6

 

Bon, c’est pas tout ça mais on annonce du stoner à la EMP Stage. Et pas n’importe quel groupe de stoner, le seul groupe de stoner du week-end, et de Limoges, qui plus est: 7 Weeks. Les mecs sont du coin, pas que ça fasse la différence, mais les groupes français du genre sont pas légion, c’est toujours une curiosité. Mais que se passe-t-il? Non… C’est le déluge dehors! C’était bien annoncé depuis quelques jours, mais on espérait fort que la météo resterait peinarde quelques heures de plus. Il n’en est rien, l’averse a éclaté pendant le set de Ensiferum. Pas le choix, direction le carré VIP pour une dernière pinte. Les bénévoles s’affairent sous la pluie diluvienne pour retirer les bâches des barrières grillagées du site (faudrait pas que le tout s’envole). Le site est sauf pour le lendemain. 7 Weeks n’a pas pu jouer, mais la rumeur annonce que ce n’est que partie remise pour l’an prochain.

Le retour sur le camping est des plus insolites. Mais on va pas se mentir, l’averse est la bienvenue avec la chaleur étouffante qui règne depuis le début du week-end.

C’est quant on croit que la soirée est finie que tout ne fait que commencer! Les festivaliers ont pris d’assaut les deux immenses tonnelles installées par Pollux sur le camping. La camion-canette 8,6 est au rendez-vous sur le camping comme l’an dernier. Et pas question de laisser quiconque se déshydrater, cette nuit on annonce que les fûts resteront ouverts jusqu’à au moins 3 heures du mat. Même pas la plus violente des averses ne peut venir à bout de festivaliers punks ou métalleux. Allez! Bonne nuit, et à demain.

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