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Published on juillet 31st, 2015 | by Jo

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Xtreme Fest 2015 – Live Report Jour 3 + Bilan

Get Dead

Get Dead

Dimanche matin! Réveil tardif pour ce dernier jour, merci à l’averse de la veille. Le camping est curieusement plus tranquille que d’habitude. La majorité des festivaliers sont encore là mais roupillent toujours.

Allez, c’est parti, pas de temps à perdre! Direction le lac avant que les quelques nuages qui nous font encore de l’ombre se dispersent. Ce matin on assiste à une prestation du DJ X-OR au bord de l’eau. Les métalleux s’adonnent à des pogos aquatiques sur les rythmiques de Pantera ou chantent même en choeur le refrain de Bohemian Rhapsody de Queen. On aura définitivement tout vu à cette troisième édition de l’Xtremefest.

Aujourd’hui le festival s’ouvre avec le punk-rock de Get Dead. Le groupe nous livre une performance rafraîchissante. Ça y est, on est définitivement réveillé. Le chanteur semble avoir plus d’énergie qu’il ne peut en dépenser, quand il n’est pas en train de sauter dans tous les sens il se roule par terre. Le groupe transmet une bonne dose d’énergie au public, et c’est bien volontiers. On sait tous que les derniers jours de festoch se font sur les réserves. Get Dead nous recharge les batteries!

Ta Gueule

Ta Gueule

Rise of the Northstar a dû annuler sa prestation en X Stage, mais on ignore à peu près tout de l’heureux remplaçant: Ta Gueule, qui devait à l’origine jouer sur la scène off: Monster Energy Stage. J’entends dire que le chanteur officie traditionnellement comme guitariste chez l’Opium du Peuple. Ça présage une dose violente de second degré. Ce dernier semble tellement à sa place en leader charismatique qu’on sera surpris de le retrouver au second plan le soir venu avec l’Opium du Peuple. Les mecs jouent haut, fort et crade des chansons de deux minutes maximum aux paroles incompréhensibles, mais avec le sourire (donc on pardonne!). Ça commence à peine que le chanteur nous confie avec humilité qu’il va être obligé de combler les trous en racontant des conneries car il n’ont pas assez de chansons pour remplir un set complet. Ça tombe bien, car c’est au final dans leurs interludes et la dose dangereuse d’humour qu’ils injectent à leur show que se trouve la principale force du groupe. Tout le set durant, le public essuiera les insultes et les discours politiquement incorrects (de la matière fécale à la religion en passant par la sexualité). “Vous êtes vraiment le pire public devant lequel on ai joué” nous confie le chanteur à l’approche de la fin du concert. Pour une première grande scène, c’est une franche réussite. J’en viens même personnellement à apprécier l’absence de Rise of the Northstar.

N’hésitez plus, courez voir Ta Gueule en concert!

C’est au tour de No Turning Back de prendre les armes en EMP Stage. Malgré le retour d’une chaleur étouffante à l’extérieur, le groupe livre une prestation sans faiblesses. Le pit est en furie , ça bastonne dans le bonne humeur. Du bon hardcore en ce début de soirée, quoi. Le géant qui officie comme chanteur bouge dans tout les sens, le public entonne les refrains avec lui. Encore une bonne surprise en cette ultime journée.

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La mascotte de l’Xtremefest!

C’est ensuite autour des brutes de Toxic Holocaust de rentrer en piste. Dés le premier titre, un sérieux circle-pit se creuse au milieu de la salle mais (malheureusement) il faut partir se rendre à la conférence de l’organisation. Le bilan est bon. Le festival a presque affiché complet. La dimension du site et bien plus raisonnable par rapport au nombre de festivalier que l’an dernier. L’orga est heureuse d’être de retour sur le site qui a vu leur première édition voir le jour. Les festivaliers peuvent se baigner et profiter d’un site bien plus accueillant que le parking de Scénith. Malgré tout, il ne faut pas se mentir, les possibilités d’extension du site pour de futures éditions semble très compromises par la configuration du lieu. De même, les moins courageux regrettent la distance entre le camping et le festival (entre quinze et vingt minutes de marche). Enfin, l’Xtremefest est à taille humaine et ça fait un putain de bien. Même si Pollux a eu les yeux plus gros que le ventre l’année passée, l’asso est sortie grandie de ses erreurs. Vu la tournure des choses, une quatrième édition verra bien le jour l’année prochaine, très certainement à Cap Découverte. Au final, l’organisation a su mettre à profit la diminution de budget pour livrer une édition plus brute et davantage recentrée sur le principal: faire plaisir au festivalier. Et pour ça, l’Xtremefest tape dans mille. L’ambiance est d’enfer, la prog (bien mes connaissances en punk soient très limitées) est super efficace, suffisamment éclectique pour ne jamais être lassante, et propose toujours son lot de tête d’affiches (Black Label Society, Behemoth ou encore Cannibal Corpse).

Le soleil commence déjà à se coucher. Burning Heads joue en EMP Stage. Le punk des frenchies est foutrement efficace. Le groupe a déjà dépassé ses 25 ans d’existence mais joue toujours avec la même envie. Les Satanic Surfers nous livrent un show sans surprises (chiant à mourir). C’est pas grave, une bonne excuse pour aller picoler est toujours la bienvenue! Punk californien, très peu pour moi!

On regarde le concert de Terror de loin histoire de se reposer un peu les pattes avant Behemoth.Les américains enflamment un public qui ne manque définitivement pas d’énergie après trois jours de violence musicale non-stop. Allez il ne faudrait pas perdre une miette du show des black-métalleux polonais. L’obscurité règne dans la X Stage. Le public se tient muet en attendant l’entrée des monstres sacrés. C’est Nergal qui arrive le premier, torches flambantes en main. Difficile d’imaginer un show de Behemoth sans pyrotechnie. Les polonais effectueront une prestation un peu faible. Nous livrerons un jeu scènique quasi-religieux. Mais quoi que l’on dise l’ambiance est là, et ça fait plaisir d’entendre un peu de black au milieu de ce monde de punks. Le festival s’ouvre de plus en plus, et ça fait plaisir. Après Orob l’an dernier (notre interview du combo toulousain est encore trouvable sur youtube), c’est sans demi-mesure que Pollux invite une des plus grosses pointures du genre cette année. Pari remporté, une bonne partie du public semble convaincu!

 

Opium du Peuple

 

Allez c’est l’heure de se dire au revoir sur un show de l’Opium du Peuple comme on les aime. C’est gras, c’est lourd, c’est débile, bref on a bien rigolé. Certains critiqueront le manque d’extrémité du groupe, mais je crois que ces derniers n’ont pas jeté un vrai coup d’œil au reste de la prog. Ce n’est ni la première ni la dernière exception à cette règle. C’est la meilleure à mon humble avis. Le combo est largement bienvenue par une majorité des festivaliers. On retrouve le chanteur de Ta Gueule à la guitare. On entendra même quelques allusions à Smoke Deluxe (le groupe du second guitariste et du batteur). Les Albigeois terminent avec brio cette dernière soirée. “Le problème avec ce festival c’est qu’il a pas les moyens de ramener de vrais têtes d’affiches, mais c’est grave. On les amène à vous!” commence le chanteur avec que l’Opium ne se mette à jouer un medley qui nous mènera de Pantera à AC/DC en passant par Rage Against the Machine. Le groupe nous régale de plus d’une demi-heure de show supplémentaire, mais, allez, c’est déjà fini. Il est déjà temps de se quitter.

On se donne rendez-vous l’an prochain!

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