Reportages

Published on juillet 30th, 2017 | by Jo

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XtremeFest 2017 – Jour 2

Nous sommes de retour. Xtremefest deuxième journée ! Aujourd’hui on démarre les hostilités avec un super concert de Mekaora… ah non merde, c’est demain. Reprenons notre sérieux. La journée commence sur le camping sous une chaleur écrasante.

Contrairement à l’année dernière la Zguen Stage (scène du camping) n’est plus sous un chapiteau, cette année il s’agit d’une cage ronde et rouillée, le décor est punk à souhait. C’est Terror Shark qu’on a déjà eu l’occasion de voir hier qui revient pour le bonheur d’un public restreint mais déchainé. Entre circle pits autour de la cage et slam improbable le concert fait l’effet d’une bombe au milieu du camping. Le chanteur sort dès le premier son de la cage pour venir bousculer le public. La journée commence. On apercevra même une petite gamine de 5 ans traverser le pit et chevaucher un requin gonflable. Comme quoi il n’y a pas d’âge pour apprécier la bonne musique.

Cette année pas question de quitter le camping trop tôt car Pollux organise de nombreuses activités pour occuper les festivaliers avant le début des concerts sur le site. Le ventrigliss remporte un sacré succès (photo à l’appui). Plusieurs autres activités s’installent également : une belle rampe de skate, battle de karts télécommandés, chamboule zguen, la buvette en forme de canette 8,6 est également dans la place. Mis à part la buvette, nous n’avons pas eu l’occasion de tester davantage que le ventrigliss. En tout l’effort est récompensé par l’enthousiasme des festivaliers dont de nombreux espèrent un effort dans la continuité pour les prochaines éditions.

Pas de temps à perdre, il est 15h et piquer une petite tête dans le lac de Cap’ Découverte s’impose. Petit tour de télésiège et nous y sommes. Beaucoup de festivaliers sont déjà là depuis un petit bout de temps mais on notera que les activités du camping en ont tout de même convaincu un joli nombre à s’éterniser du côté du camping.

16h20, c’est l’heure du premier concert sur l’EMP Stage. Une longue file d’attente irrigue lentement le site de festivaliers prêts pour une nouvelle tournée de 8,6. Pas de quoi s’alarmer, il faut un peu moins de 10 minutes pour entrer sur le site.

Sidilarsen nous livre un show millimétré, pas beaucoup de place pour l’improvisation entre autant de samples et de projections d’images mais c’est le style qui impose répondront certains. En tout cas, la fosse est déchainée, la 8,6 n’a pas étanché la motivation des punks.

C’est au tour d’une des prestations les plus énergiques de la journée. Les français de Stinky montent le niveau d’un cran, il va être difficile de rivaliser après ça. La chanteuse ne laisse pas à l’électricité ambiante un seul instant pour se tasser. Le concert est un condensé de 45 minutes de hardcore brut !

Retour à la X Stage pour du post-black atmosphérique. Der Weg Einer Freiheit marque un changement d’ambiance radical qui n’est pas du goût de tout le monde. La tension ne redescend d’un cran que pour laisser place à une écoute attentive. La prestation des allemands est bluffante d’intensité, on ne saurait que trop vous conseiller l’écoute de leurs efforts studios dont le dernier sera très bientôt disponible.

Le punk-rock sympathique de Get Dead attire progressivement son public bien que pour une obscure raison le set a été beaucoup plus court que prévu. Ce n’est pas la première fois qu’on les voit. La prestation est simple et efficace, portée par un chanteur survolté aux yeux hypnotisants.

Mais que se passe-t-il ? La X Stage est pleine à craquer, ça déborde jusque sur le balcon. Pas moyen de se frayer un chemin sans jouer des coudes. Un groupe indéfinissable dont le dernier album, Panzer Surprise, a beaucoup fait parler se prépare à jouer. Les membres d’Ultra Vomit montent sur scène et nous livre une prestation dantesque, tous les styles de métal y passent, du grind à Tagada Jones, de Gojira à Iron Maiden sans oublier de passer par Calogero. Il s’agit très certainement du concert le plus blindé du fest pour l’instant, même Mass Hysteria qui jouera un peu plus tard ne parviendra pas tout à fait à rivaliser, bien qu’il s’en faille de très peu. Les nantais n’ont plus rien à prouver, leur musique fédère à peu près tout le monde, aussi bien le public punk que les metalleux.

On ouvre une petite parenthèse pour vous parler des différentes choses proposées sur le site du fest. L’espace dédicace comble les fans de pas mal de groupes (Ultra Vomit, Sidilarsen, Der Weg Einer Freiheit, …). Le merch officiel propose des affiches de l’Xtreme à prix libre. Différents modèles de t-shirt sont disponibles, outre le modèle à l’effigie de la mascotte officielle, le rhino, on trouvera aussi un t-shirt typé métal, un bouc satanique sur un trône. Si on monte à l’étage, au dessus du merch officiel se trouve celui des artistes ainsi qu’un stand de bijoux. Mais ce n’est pas fini, le stand Satan is Gay est au rendez-vous, Season of Mist propose un large éventail de disques et de vinyles à des fans dévoués. Qui a dit que les disques ne se vendaient plus ? La restauration sur place est plutôt efficace, malgré quelques heures de pointes personne n’a à attendre plus de quinze minutes pour se remplir l’estomac. Au menu, les bagels de l’Épicurieux, les burgers de Lunch Wagon ou les kebabs-frites de Chez Claire. La diversité culinaire n’est pas optimale mais la plupart du public y trouve son compte. On finit sur la meilleur note, un stand à l’extérieur propose de belles et solides chaussettes hautes. La clientèle coreuse est ravie, on arrêtera vite de dénombrer les pieds affublés d’American Socks.

Malheureusement, pas le temps pour nous d’aller jeter un coup d’oeil à Pears. Nous rencontrons les membres de Mekaora (ils ouvrent la dernière journée du fest) le temps de leur poser quelques questions, l’interview sera bientôt disponible. Les quelques retours sur le concert de Pears sont très enthousiastes, nombreux parlent d’une très agréable découverte et promettent de pousser plus le sujet mais impossible de vous en dire davantage. Le concert était en tout cas dans la droite lignée de ce qui s’opère depuis hier.

Le métal indus résonne depuis la X Stage. C’est Mass Hysteria qui entonne ses premières notes. Mouss, le chanteur du quintet, se joint à la foule le temps d’un monstrueux circle pit avant de faire monter toutes les représentantes de la gente féminine sur scène avant une note finale. Une fois n’est pas coutume le groupe distille de la positivité sans aucune modération.

L’une des dernières têtes d’affiche de la soirée, Teenage Bottlerocket, entame son show sur l’EMP Stage. Le skate-punk du combo peine à nous convaincre…

Un dernier aller jusqu’à l’X Stage pour le dernier concert de la soirée. Abbath va bientôt monter sur scène, on l’attend depuis déjà une dizaine de minutes lorsqu’un membre de l’organisation monte sur les planches à la place du célèbre black metalleux nous apprendre que tous les membres du groupe sont tombés malade, une mauvaise gastro trainait apparement dans le tour bus. Le bassiste ne va pas être capable de monter sur scène suite à de violentes crampes d’estomac. Le groupe tient tout de même a assuré le concert. Beaucoup d’émotions dans le public, des encouragements, des applaudissements ! Abbath et le guitariste montent sur scène (le batteur est déjà en place depuis un petit moment). De nombreux groupes auraient annuler pour moins que ça, on salue donc tout bas la noblesse de l’effort. Le show est tellement électrisant qu’on peine à croire qu’Abbath et le reste du groupe sont malades. Malgré tout, la salle a eu le temps de se vider un peu. Encore bravo pour le show !

On se retrouve demain pour le report de la dernière journée de cette cinquième édition de l’Xtremefest !

 

 

 

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