Reportages

Published on juillet 31st, 2017 | by Jo

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XtremeFest 2017 – Jour 3

C’est déjà le dernier jour de la cinquième édition de l’Xtremefest ! Après quelques batailles de mini-karts, un petit déj’ café-bière et quelques coups de soleil, c’est au tour de Stinky d’ouvrir la journée sur la Zguen Stage (la scène du camping). Les musiciens jouent derrière une cage circulaire rouillée mais cela ne fait que survolter davantage le public. Stinky est heureux d’être là, de brûler au soleil pour le plaisir de contempler des circle pits autour de la scène. Le concert est trop court, on les avait déjà vu hier et on en redemande encore et encore. Nous avons le temps d’échanger quelques mots avec Claire, la chanteuse, à l’occasion d’une vidéo qu’on espère vous partager très bientôt [edit : suite à quelques problèmes techniques il faudra se contenter du son de la caméra]. Malheureusement Stinky ne peut pas rester plus longtemps, ils jouent ce soir en Espagne à Actitud Fest et c’est donc une course contre la montre qui débute pour eux. On les remercie d’avoir pris le temps malgré tout. Leur nouvel album, From Dead-End Street, sort dans deux mois et on vous en parlera à ce moment-là en long et en large. En tout cas, une chose est sûre : on a hâte de vous chroniquer ça !

Énorme circlepit pour @stinky_hc à la Zguen Stage de @xtremefest !!!!

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Même rituel, après un petit tour au lac de Cap’Découverte nous arrivons sur le site pour le premier concert de la journée. Et pour l’occasion c’est un concert dantesque. Tous les punks ne sont pas encore sur place et c’est vraiment dommage pour eux. Le reste du public est bouillant, Mekaora réveille les festivaliers à coup de circle pits et d’un mur de la mort en petit comité. Pas facile à faire lors d’un dernier jour de fest et à seulement 16h20 ! Le groupe nous livre une interprétation des titres de son album Elysium (qui a bientôt un an) à la hauteur, et même au-delà de ce qu’on avait pu entendre sur le disque. Écoutez, partagez, faites découvrir à vos amis, en espérant que vous ayez bientôt l’occasion de les découvrir en live, on ne se fait pas trop de souci pour ça. Pour un premier concert dans le sud-ouest, c’est réussi pour les parisiens !

Pas de répit, on enchaine avec Déluge. En digne représentant des Acteurs de l’Ombre, leur maison de disque, le combo nous délivre un son puissant et une performance à couper le souffle. Du post black comme on l’aime et pour le coup le son est plus propre que pour les allemands de Der Weig Einer Freheit, les textures plus lisibles, bravo aux techos. Des musiciens presque statiques aux allures glaçantes au service d’un chanteur en transe. Pour résumer en un seul mot : hypnotique !

On fait l’impasse sur une grosse partie du concert de Heavy Heart. La prestation est propre et le groupe s’essaie à un vrai échange avec le public entre les morceaux. La musique ne nous a pas vraiment convaincu et les prises de paroles n’étaient pas forcément nécessaires, trop longues et hasardeuses. Mais ça ne demande qu’à être peaufiné et, face au nombre de groupes muets entre les morceaux, l’effort mérite d’être tout de même d’être remarqué.

Le site se couvre de quelques nuages, peut-être quelques gouttes histoire de faire paniquer l’orga mais par chance la pluie ne viendra pas perturber la fête cette année ! Le public est peut-être moins fourni qu’hier mais cela n’empêche pas de remarquer que les allers et venus des festivaliers sur le site sont extrêmement fluides. On ne perd jamais plus de deux minutes à se rendre d’une scène à une autre et le chemin est jonché de stands divers de vêtements, bijoux ou de restauration. En résumé, on ne perd donc jamais réellement une seule seconde sur le site de l’XtremeFest.

Enfin, on l’attendait avec impatience, le concert de Mars Red Sky commence. La scène déborde sous les pédaliers gigantesques de Julien Pras (chant / guitare) et Jimmy Kinast (basse). Les punks doivent être intimidants car Jimmy est un peu hésitant lors de ses adresses au public. Bien entendu cela n’enlève rien à la superbe de la prestation live du trio. Une bouffée de fraicheur bienvenue avant le hardcore vénère des russes de Siberian Meat Grinder. Le stoner psychédélique des bordelais est une pure découverte. Mars Red Sky ne cesse de séduire les publics les plus divers.

Retour à l’EMP Stage ! Siberian Meat Grinder ! Les russes avaient annulé l’an passé mais sont de retour et ils sont attendus de pied ferme par une fanbase en manque. Ce n’est donc pas une surprise de voir un pit si dense s’organiser dès les premiers notes. Ça a moshé sévèrement !!! Musicalement, on a affaire à du hardcore plus qu’efficace ponctué de soli trash metal. Malgré la chaleur écrasante le chanteur porte son masque habituel tout le long du show. Une expérience assurément live !

Du hard-rock débute sur la X Stage. Il s’agit de Thundermother, un groupe entièrement féminin composé d’une guitariste captivante qui use de sa bière comme bottleneck avant de l’achever d’une traite, d’une bassiste turbulente, d’une batteuse rayonnante et d’une chanteuse qui fait son job. Le groupe répond aux attentes imposées par le genre, on danse et trinque avec elles : SKOL !

Nous faisons ensuite connaissance avec Not On Tour ! Le rythme est soutenu, c’est énergisant et, qu’on se le dise, la voix de la chanteuse passe très bien. Toutefois, peut-être que nous n’étions pas assez habitués pour percevoir les nuances distinguant les morceaux les uns des autres. Quand un groupe fini son set près de 20 minutes à l’avance, on s’attend naturellement à un rappel mémorable, il le sera, et ce pour avoir duré près de 35 secondes.

Kadavar, sûrement notre tête d’affiche. En tant qu’amateurs de stoner nous ne pouvions rater le passage des Allemands en terres Albigeoises et nous n’étions pas les seuls à en juger par l’affluence sur la X Stage. Pour l’anecdote, suite à un problème logistique Kadavar joue ce soir avec les instruments d’autre groupes. La fosse est pleine et c’est le drame lorsque l’ampli du bassiste rend l’âme en début de set. Est-ce la basse de Jimmy de Mars Red Sky qui a fait exploser l’ampli ?! Plus de peur que de mal, la guitare de Lupus rugira le temps du changement du matos. C’est reparti pour une heure de rock burné à la sauce stoner Berlinoise. Quand Kadavar joue ça impose, le frontman headbangue non stop et sa tignasse, toute comme celle du batteur, ne laisse pas indifférente, effet garanti avec des ventilateurs en pleine tête. Ici, on utilise la durée du set au maximum, pas le temps de faire un faux rappel. On en ressort moite de sueur et surpris par le nombre de bridés sortant de la salle.

Un peu d’air nous fera le plus grand bien et c’est sur Pennywise que le public se précipite. L’une des grosses têtes d’affiches punk-rock du festival. Les Américains sont très attendus et le pit semble chanter à l’unisson les refrains fédérateurs du combo. Oui, nous sommes bien à l’XtremeFest, le punk est heureux et nous aussi.

La soirée se clôture enfin avec l’un, sinon le groupe le plus attendu du festival. Max et Iggor Cavalera entrent sur scène et installent une ambiance tribe digne de l’album far de Sepultura : Roots. Plus de 20 ans après la sortie de l’album, on retrouve tous les morceaux intacts. Il n’y aura pas de grandes surprises, mais après tout, aurait-on voulu autre chose ? Un peu plus d’écarts et de prises de risques auraient été très sympas, mais bon depuis le temps qu’on l’entend, on comprendra qu’ils aient perdu de leur entrain. Cela ne semble pourtant pas choquer les festivaliers puisque le pit restera actif tout du long malgré l’heure tardive.

Si le public nous a semblé un poil moins nombreux qu’en 2016, cette 5ème édition du festival est pour nous la plus aboutie et de loin ! La programmation a su répartir équitablement les groupes entre l’EMP Stage / Punk HcX et la X Stage / Métal et dérivés. Les nombreuses activités du camping ont réussi à attirer les curieux. Entre le Ventrigliss et la rampe de skate, difficile de s’ennuyer en début de journée ! Enfin, ce qui restera l’idée la plus originale de Pollux (à ce jour), la Zguen Stage ! Une première absolument réussie : voir les groupes de Hardcore cuire en plein soleil dans leur cage métallique au milieu du circle pit restera notre souvenir emblématique de l’XtremeFest.

Merci à toute l’équipe de Pollux, aux groupes, aux différents stands de merch (Satan Is Gay, American socks, etc…) et aux Xtreme fisters !

Nous vous donnons rendez-vous sur notre Instagram pour quelques moments cultes sauvegardés à jamais et sur notre page Facebook pour guetter notre actualité en attendant notre Xtreme documentaire qui arrive très bientôt. Alors si toi derrière ton écran tu souhaites bouger ton zguen sur de la grosse double pédale, te péter la gueule en skate et rafraichir ton dos cramé par le soleil au lac de Cap Découverte viens zguener l’an prochain avec nous, l’équipe de Pollux saura s’occuper de toi !!!!!!

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